Interview croisée père-fils     Print

Filiation ou vocation ? Pour quelles raisons avez-vous emprunté le même chemin tous les deux ?


Jacques Pivin : En 1964, le Dr Swartenbroeck, Bourgmestre à l’époque, m’a demandé de figurer sur sa liste libérale. J’ai accepté et peu après, je me suis retrouvé président du parti local. En 1970, je suis allé chercher Pol Bossaert qui est devenu Bourgmestre en 1971 et qui m’a pris comme premier échevin. Je le suis resté jusqu’en 1980, date à laquelle je suis devenu Bourgmestre jusqu’en 2001. Mon fils Philippe a commencé sa carrière en politique en 1994 comme Président du CPAS et il m’a succédé comme Bourgmestre le 1er janvier 2001.

Philippe Pivin : Ma jeunesse a été baignée par les conversations politiques menées à la maison. Cela a très certainement contribué à éveiller mon intérêt pour la politique, et la politique communale en particulier. J’ai reçu en héritage la fibre municipaliste de mon père et suis, comme lui, animé par le souci d’aider utilement les gens à résoudre leurs difficultés.


Quels sont vos rapports ? Vous voyez-vous dans le cadre de votre boulot ? En dehors du travail ?

J. P. : Nos rapports sont excellents. Je le vois de temps à autres et s’il a besoin de moi, il sait où me trouver. J’observe son travail et constate avec plaisir qu’il fait beaucoup pour la commune.

Ph.P. : Je vois mes parents assez régulièrement. Moins que je ne le voudrais mais pour avoir exercé les mêmes fonctions, mon père sait qu’elles ne laissent guère de temps libre. Nos rapports sont très bons, bien meilleurs que lorsque j’étais adolescent. J’ai beaucoup d’estime pour lui, et apprécie qu’il n’intervienne dans mes choix que lorsque je sollicite son avis ou ses conseils.


Quels sont les qualités et les défauts de votre père (de votre fils) ?

J.P. : Aux élections de 2000, j’ai poussé sa liste en demandant de voter pour lui qui occupait la première place. Mon slogan était : « Votez pour mon fils, il est mieux que son père. » Je le pensais et le pense toujours.

Ph.P. : Nous avons des caractères assez différents. Mon père m’a transmis des valeurs précieuses aujourd’hui, comme l’altruisme. J’apprécie chez lui son bon sens et son pragmatisme. Sa générosité de cœur aussi. J’aime moins son intransigeance, mais ce n’est pas toujours un défaut…


Avez-vous un fils (un petit-fils) ? Si oui, prend-il, ou aimeriez-vous qu’il prenne, la même voie que vous ?

J.P. : J’ai un petit-fils qui est en 1ère licence droit, il s’intéresse à la politique. Quel est son avenir ? A lui d’en décider !

Ph. P. : J’ai un fils de 21 ans et une fille qui va en avoir 19 dans quelques jours. Elle est plutôt scientifique, et lui littéraire. Il suit d’ailleurs les mêmes études que moi (le droit, à l’ULB) et manifeste déjà beaucoup d’intérêt pour la politique. Nous verrons si la filiation jouera une nouvelle fois, pour l’un ou pour l’autre de mes enfants. J’en serais sans doute fier, mais c’est à eux de décider et ils savent que ce n’est pas un choix de vie facile.

(interview provenant du journal Le Soir)



A voir aussi:
    » Pivin : « Une police plus consistante en effectifs » - lesoir.be
    » Philippe Pivin a partagé une page : Koekelberg.

home

   Bienvenue
   Actualité
   Au quotidien
   Photos
   Videos
   Parcours
  Qui suis-je ?
  Bio Express
  Questionnaire de Proust
  Interview intimiste
   Engagements
   Mon Equipe
   Un avis, une idée
   Mes liens
   Mes préférences
   Sur votre Smartphone

 

Webdesign prodiif.eu                       2012 © Philippe PIVIN